Interview : La cité de la douceur, une initiative pour (re)donner sa place à la douceur dans nos vies - « Notre force, c’est notre douceur »

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Bonjour chers lecteurs,

Il y a quelques semaines mon amie Marie me parle de "La cité de la douceur". Ces quelques mots ont tout se suite fait "tilt" dans mon esprit, des images me sont venues et j'ai eu envie d'en apprendre plus sur ce projet.

Aujourd'hui je vous invite donc à rencontrer Jérôme Maroni et Caroline Lopez (respectivement président et secrétaire de La Cité de la Douceur). Bonne découverte !



Vous avez fondé "La cité de la douceur", racontez-nous ! Qu'est-ce que la cité de la douceur ? 

La Cité de la Douceur est une association apolitique et aconfessionnelle fondée en 2015.

Elle réunit des citoyens bénévoles autour d’une même ambition : diffuser la douceur au sein de notre société pour transformer positivement la relation à nous-mêmes, aux autres et à la planète.

Cette ambition, nous l’avons résumée dans notre signature : « Ta force, c’est ta douceur ».


Comment est né chez vous ce besoin de promouvoir la douceur ? 

Nous voulons redonner un sens à la douceur, rétablir sa valeur dans une époque où dominent les rapports de force, la violence, la colère, la peur de l’autre… 

Nous souhaitons nous (re) connecter à notre part de douceur le plus souvent possible, individuellement et collectivement. Bien loin des clichés que l’on véhicule sur elle, la douceur est une véritable force de changement, nous en sommes convaincus !  

Les valeurs qui nous animent sont l’harmonie, l’empathie, l’exemplarité, la responsabilité et la joie.

Comment définissez-vous la douceur ?

La douceur a une triple dimension :
  • Une dimension sensorielle d’abord, c’est la douceur du corps et des sens : il s’agit de vivre l’expérience de la douceur.
  • Une dimension intellectuelle aussi, c’est la douceur de l’esprit : nous voulons réhabiliter la notion de douceur et diffuser la douceur dans notre société.
  • Une dimension concrète enfin, c’est la douceur de l’action : nous souhaitons faire éclore et accompagner des projets doux dans des domaines aussi variés que la protection de l’environnement, l’éducation, la santé, l’alimentation…


Vous avez organisé les 9 et 10 juillet 2016 un événement baptisé "Let's Doux it". Quels en étaient les objectifs ? 

Pendant ces deux jours, nous avons voulu proposer une véritable expérience de la douceur pour que chacun puisse la ressentir et prendre conscience de sa force. 

Nous avions réuni des ateliers qui, tous, contribuaient à nous emplir de douceur : des ateliers bien-être, énergie douce, méditation/yoga, santé. Nous avons également réuni des agoras participatives sur des thèmes comme l’éducation, la vie en société, l’environnement ou la culture. Enfin, la douceur était présente au sein d’ateliers de créativité, d’activités artisanales, d’une mini-librairie thématique et d’un berceau valorisant des projets associatifs doux…

Voici notre film sur Let’s Doux it :


Pouvez-vous partager avec nous ce qui s'est passé durant ces 2 jours ? Quels ont été les retours des participants ?

Entre les participants et les intervenants, au total, plus de 200 personnes ont participé à cet événement. 

Sur place, chacun a pu organiser son propre parcours douceur, au gré de ses envies, de ses aspirations, de ses besoins…Tous ont salué l’excellent état d’esprit qui régnait pendant ces deux jours, plein de douceur naturellement, mais aussi de bienveillance, de bonne humeur et d’empathie. 

Ces retours nous encouragent à continuer, à voir plus haut et plus loin.



Avez-vous d'autres projets en cours ?

En 2017, nous allons montrer que la douceur peut essaimer dans la société, dans notre quotidien, via des projets concrets. Nous voulons aussi continuer à diffuser la douceur en organisant des ateliers philosophiques ou sensoriels. 

A terme, notre rêve est de pouvoir construire un lieu regroupant des activités douces comme une école de la douceur, un espace de restauration douce, d'échanges et de débats, une salle de spectacles, une échoppe équitable... une petite cité en quelque sorte, elle même gouvernée en douceur.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu'un qui souhaite mettre plus de douceur dans son quotidien, que ce soit à un niveau personnel ou professionnel ?

La douceur ne se cultive pas avec des techniques spécifiques… Nous avons publié un manifeste qui rappelle fort à propos que « la douceur ne se commande pas. 

Ce qui, par contre, relève d’une décision, c’est de mettre en place les bonnes conditions, les justes habitudes, les rituels intelligents qui susciteront d’eux-mêmes les gestes, les pensées, les moments doux. »

Lire le manifeste de la Cité de la Douceur : http://www.citedeladouceur.org/manifeste-cite-de-la-douceur.php

Et maintenant le "Cité de la douceur" test à compléter comme vous le souhaitez : 

C comme.... Cité
I comme.... Imaginer, inventer de nouvelles relations à soi et aux autres
T comme.... Tendresse
E comme.... Espoir ou Ecoute

Livre : Sagesses d'ailleurs pour vivre aujourd'hui de Frederika Van Ingen

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Bonjour chers lecteurs,

Saviez-vous que chez les Maasaï quand on annonce une mauvaise nouvelle, elle est toujours encadrée par deux bonnes nouvelles ?

Aujourd'hui je vous présente un livre qui m'a beaucoup intéressée : "Sagesses d'ailleurs pour vivre aujourd'hui" de Frederika Van Ingen.

Comment les Navajos, Maasaï, Kogis, Pueblos, Apaches, Tsaatans de Mongolie... perçoivent-ils le monde, la nature, le sens de la vie, la place de l'homme?

L'auteur a rencontré 11 hommes et femmes qui ont vécu avec ces peuples racines et qui à travers leur témoignage nous font découvrir leur expérience et ce qu'ils ont appréhendé de ces cultures millénaires et différentes de la leur.

J'ai aimé à la fois découvrir le parcours personnel de ces 11 "passeurs" et en apprendre plus sur chacun de ces peuples. A la fin de chaque témoignage, on retrouve un résumé des points clés à retenir.

Je retiens combien ces peuples sont connectés à la nature et l'univers et à eux-même d'une manière beaucoup plus forte et ritualisée que nous. Le visible et l'invisible ne sont pas 2 mondes séparés.

J'ai aussi découvert la place du groupe pour venir en aide à ceux qui ne vont pas bien. Si l'un des membres de la tribu ne va pas bien, c'est le signe d'un déséquilibre au sein de la communauté.

Un voyage culturel, spirituel et émotionnel pour ceux qui ont envie d'embarquer vers des terres à la fois lointaines et si proches car au fond nous sommes tous reliés... bien plus que nous le pensons ou ressentons parfois.

Citation du jour

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Horizon : Ne confonds pas les limites du monde avec celles de ton regard

Source photo : ici

Pierre Doré, Si j'étais Dieu j'essaierais de me recycler, p.69

Et si nos émotions devenaient visibles sur un autre support que notre corps ? Découvrez le travail de l'artiste Lisa Park

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Bonjour chers lecteurs,

Je viens de découvrir ce matin le travail très intéressant de l'artiste Lisa Park qui a mis au point un dispositif permettant à ses ondes cérébrales d'influencer des bassins d'eau.

"L'artiste sud-coréenne Lisa Park a inventé une nouvelle forme d'art intéressante. Son travail nommé Eunoia, qui signifie «Beautiful Thinking», utilise 48 bassins d'eau, inspirés par les 48 émotions, qui réagissent aux ondes cérébrales émotionnelles transmises par son corps et lues par les capteurs.


Reliée à un capteur de détection des ondes cérébrales EEG qui détecte les ondes cérébrales qu'elle émet en temps réel, puis les diffuse en tant que son, elle crée des mouvements ondulants dans les différents bassins résultant de son art unique. De cette façon, elle fait une représentation audiovisuelle d'elle-même et de son état émotionnel."

Lisa Park a également imaginé une installation utilisant les battements de cœur de différentes personnes et les contacts entre eux pour créer une musique...

Jonathan Livingston le goéland : des phrases à méditer pour prendre son envol...

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Bonjour chers lecteurs,

Comment allez-vous en ce jeudi matin ? De mon côté, je n'ai pas très bien dormi cette nuit et quand je me regarde dans le miroir, on le voit !

Bon revenons à nos moutons... ou plutôt à nos goélands ! Connaissez-vous le livre "Jonathan Livingstone le goéland de Richard Bach?". Ce livre a été publié en 1973 et a connu un grand succès. Ma fille est en train de le lire pour l'école et je le découvre avec elle.

Voici l'histoire : Jonathan Livingston n'est pas un goéland comme les autres. Sa passion, c'est de voler toujours plus vite, toujours plus haut. Ses parents l'incitent à se comporter comme tout bon goéland qui vole uniquement pour se nourrir. Mais après de douloureux efforts, Jonathan parvient à dépasser ses limites.
Chassé du clan, condamné à une vie de hors-la-loi, il poursuit alors solitaire son entraînement jusqu'au jour où il rencontre d'autres adeptes du vol libre...


Quelques phrases m'ont marquée et je les partage avec vous même si hors contexte ces mots vous sembleront peut-être un peu mystérieux:

"Le paradis n'est pas un espace et ce n'est pas non plus une durée dans le temps. 
Le paradis c'est simplement d'être soi-même parfait (p.61 )"


"- Pour voler à la vitesse de la pensée vers tout lieu existant, dit-il, il te faut être convaincu que tu es déjà arrivé à destination...

Selon Chiang, la bonne méthode pour Jonathan consistait à cesser de se considérer lui-même comme pris au piège d'un corps limité par les trois dimensions, ayant une envergure d'un mètre sept centimètres et dont les déplacements pouvaient être tracés sur un planisphère.